Enjeux

5 enjeux majeurs

Se faire entendre à Lausanne et dans le district

Avec près de 12’000 habitants, la nouvelle commune deviendrait la troisième ville de la Riviera et permettrait un rééquilibrage des forces entre les rives du Léman et les communes du haut. Elle aurait plus de chance de faire entendre sa voix à Lausanne ou dans le district. Il faut savoir que les sujets sont toujours plus nombreux à être discutés et traités à l’échelon cantonal ou régional, notamment en matière de sécurité, de mobilité, de tourisme ou de promotion économique. Cette nouvelle commune garderait une dimension humaine, à l’opposé d’un « mégaprojet » qui mettrait une distance trop importante entre autorités et citoyens.

Assurer une stabilité financière

La péréquation cantonale actuelle, plus favorable aux grandes communes, permettrait d’économiser 1,7 million de francs par année. Une fusion offrirait une stabilité financière ainsi qu’une capacité d’autofinancement plus importantes. En matière de fiscalité, l’idée est de proposer un taux d’imposition de 70% – le taux actuel en vigueur dans les deux communes – au moment de l’entrée en vigueur de la convention, en 2022.

Compétences supplémentaires et gestion administrative simplifiée

La fusion permettrait de renforcer les compétences au sein de la nouvelle commune, partant du principe que des équipes élargies nécessiteraient l’engagement de nouveaux profils, notamment dans les domaines de l’informatique, des finances et du service juridique. La gestion administrative se trouverait aussi simplifiée grâce à la suppression de toutes les discussions et négociations afférentes à la gestion intercommunale actuelle. Elle éviterait que de nombreuses tâches soient effectuées deux fois en parallèle.

S’enrichir de ses différences au lieu de les gommer

Toutes les fusions ont une composante émotionnelle et humaine très importante qui doit être respectée. Le sentiment de perte d’identité est probablement celui qui revient le plus régulièrement dans ce type de processus. Il faut toutefois rappeler qu’une fusion est avant tout une démarche politique et administrative. Il n’est nullement question de fusionner une histoire, des origines, des mentalités, des traditions propres aux Blonaysans et aux Saint-Légerins. Il est important de rappeler que, au sein de la nouvelle entité communale, chaque village gardera son nom, son numéro postal et préservera ainsi son identité.

Préserver les emplois

Pour les employés communaux, actuellement plus de 90 emplois, l’éventualité d’une fusion provoque des interrogations légitimes. Une réorganisation de l’administration sera de la compétence des nouvelles autorités. Ces changements n’entraîneront pas de licenciements. Il est prévu que le personnel en fonction au jour de la fusion, occupé à plein temps ou à temps partiel, soit transféré à la nouvelle commune, aux conditions en vigueur au moment de la fusion.